Le travail c'est la santé...

Publié le par Thulip

Cet article fait suite à celui de Corinne dans son blog "Tout pour elles " , que j'ai trouvé très intéressant  :
http://toutpourelles.over-blog.com/article-3001856-6.html
Corinne nous parle d'une étude démontrant les bienfaits de la triple journée de la femme active sur son physique et sa santé : en effet, les femmes actives ayant des enfants sont dans leur ensemble plus minces et en meilleure santé que les femmes au foyer.
Voici le commentaire que j'y ai laissé :

J'ai comme un doute sur cette étude : ne s'agit-il pas de montrer que l'état actuel des relations hommes-femmes est positif pour tout le monde et que donc, il ne faut surtout rien changer?
Cette étude tient-elle vraiment compte des différences sociales : le niveau de salaire a me semble t-il une forte incidence et souvent, les femmes n'ont pas le choix car leur salaire passe pour une bonne partie dans les frais de garde...
C'est sûr que si on travaille et qu'on gagne suffisament pour payer nounou, femme de ménage tout en pouvant partir en vacances régulièrement, en fréquentant salles de gym, esthéticienne et tout le tralala...
Plusieurs études sociologiques françaises ont par ailleurs démontré que l'inégalité hommes - femmes au travail (en terme de promotion et de salaire) avaient leur origine dans la sphère domestique. Essayez donc de rester au travail jusqu'à pas d'heure pour finir le dossier duchmol si vous devez faire les courses, le ménage, aider aux devoirs et faire manger les gamins et que vous ne pouvez jamais compter sur votre mari ?
Je ne privilégie aucune des deux solutions (activité professionnelle ou pas) : l'important est d'avoir le choix. Et là, j'ai comme un doute.
Autre possibilité d'explication : les femmes 3 en 1 sont en meilleure santé et sont plus minces car elles ont une meilleure estime d'elles-mêmes (et donc elles font plus attention à leur personne) que celles qui sont à la maison parce qu'elles n'avaient pas le choix (économiquement mais aussi socialement...).
Je ne parle pas de celles qui ont fait le choix de rester à la maison. Pour moi, on ne peut que se porter bien dans la mesure où l'on mène une vie en accord avec ses souhaits. Si l'on vit dans la culpabilité parce que l'on laisse son enfant à la crèche pour aller bosser, si votre belle-mère (au hasard) vous traite de mère indigne et si votre moitié passe son temps à salir la maison dès qu'il a mis un pied dedans et que la localisation de la cuisine n'est pas répertorié dans son GPS, je ne pense pas que la situation soit tout à fait confortable.
Cela dit nous sommes nombreuses à tout vouloir prendre en charge, même quand monsieur souhaite lever le petit doigt (qui n'a pas chassé sa moitié de la cuisine sous prétexte qu'il "ne sait pas faire"...? ). Je pense qu'il faut apprendre à lâcher du lest (sous peine de ressembler à Bree dans Desperate Housewives) tout en étant intransigeante sur certains aspects de la vie à deux : un homme c'est un compagnon, pas un môme en plus ! C'est aussi une question de respect vis-à-vis de lui (personnellement ma libido fonctionne mal quand je vois que mon homme se conduit comme un enfant de 5 ans dès qu'il a passé la porte d'entrée, bizarre non? ).


J'ajouterai également qu'il n'y va pas que de l'avantage de madame. Monsieur peut être également satisfait d'une meilleure répartition des tâches : Madame est moins fatiguée, sent moins souvent le graillon, dispose de plus de temps pour se faire jolie et s'occuper d'elle et évite de penser à ce qu'elle doit faire le lendemain quand l'heure est aux calins.

Encore faut-il que monsieur cesse de penser sa contribution comme une aide mais plutôt comme une participation active et allant de soi ! Et ça, ce n'est pas gagné.

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R
Un dernier commentaire avant d'aller gagner ma crouteCa y est je suis tombe sur un repaire de feministes lol, je suis d'accord pour davantage repartir les taches tout en gardant chacun sa specificite, les hommes doivent rester des hommes et les femmes des femmes ce qui n'exclue pas bien sur le partage des taches ou "responsabilites" menageres. Les hommes ne sont pas tous des gosses attardes, sinon "virez-les" de chez vous. Oui c'est dur de bosser, de faire un boulot qui prends la tete ou qui prends du temps et d'arriver à la maison et d'avoir encore plein de choses a faire mais c'est la vie que de devoir surmonter des epreuves et d'en ressortir grandi.allez je file gagner les sous pour le lave vaisselle ! :p
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T
@Rico : j'espère que tu le remplis et que tu le vides de temps à autre ton lave-vaisselle, hein ? :)))Je suis d'accord, les hommes ne sont pas tous des irresponsables à la maison. Il y a pas mal de disparités à ce niveau-là. Mais il faut encore en parler et créer le débat pour toutes les personnes qui sont encore en difficulté, difficulté qui peut mener à la rupture :  c'est quand même important non? En fait, ce sujet c'est comme pour les gestes écolo : tout le monde est pour, mais peu font les gestes essentiels : trier les ordures, économiser l'électricité, l'eau (par exemple en se brossant les dents, fermer le robinet), faire gaffe aux emballages, se déplacer à pied ou à vélo pour aller chercher le pain, (la liste est aussi longue que celle des tâches ménagères : en fait c'est un comportement global et c'est pour ça que ça compte, comme pour le partage équitable des responsabilités ménagères. L'un préserve ce qu'il reste de l'éco-système, l'autre préserve la sérénité du couple !).
J
Voilà un sujet qui fait décidemment débat vu la foisson de commentaires sur le site de Corinne et sur le mien. Je crois que la flegme des hommes au niveau domestique a de quoi rendre zinzin - c'est vrai que j'ai souvent l'impression d'avoir un enfant de plus à charge - mais c'est vrai aussi qu'il nous faut être un peu congruantes. On ne peut pas en même temps leur reprocher leur manque d'implication et vouloir à tout prix garder le contrôle domestique, attendre d'eux qu'ils suivent NOS règles et qu'ils le fassent à NOTRE manière. Comme tu l'as dis il s'agit de rester intransigeantes sur l'essentiel et apprendre à être indulgentes sur ce qui n'est pas essentiel.
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T
Dans ce combat pour une réelle répartition des responsabilités ménagères ou familiales (cette expression me semble plus juste que "tâches ménagères"), une chose m'horripile : c'est quand on me qualifie de féministe.Non pas que j'en aurais honte. Me je ne vois pas en quoi en 2006, cette attitude puisse être suffisamment spéciale pour mériter un qualificatif spécial. Dans les années 50, c'est sûr, c'était sans doute visionnaire ! Mais là c'est juste élémentaire, c'est euh, comment dire : la moindre des choses, l'évidence même, le consensus, le principe de tout rapport hommes-femmes digne de ce nom dans un couple?