Prenez votre pilule de fidélité ou faites une piqûre de rappel
Cet article me fait penser à une scène dans Desperate Housewives, où Bree et Rex voient un conseiller conjugal suite à de nombreux problèmes, dont l’infidélité de Rex.

Bree, furieuse que Rex révèle leurs difficultés à leurs voisins, lâche au milieu du repas :
« Rex pleure quand il éjacule ».
Au début des années 2000, un chercheur américain a présenté une étude comparant le campagnol des prairies (monogames) à ceux des champs (solitaires et polygames). Leur seule différence était la concentration hormonale supérieure du monogame. Fort de cette découverte, il a transformé un campagnol des champs en rongeur fidèle.
Marcel Hibert, chercheur au CNRS à Strasbourg, partant de ces recherches, a compris le rôle exact de ces hormones dans plusieurs domaines : la fidélité, l’érection, l’orgasme, l’attachement social, l’addiction, l’anxiété, la dépendance et le lien mère-enfant !
«Notre rôle, c'est de faire progresser les connaissances, de mieux comprendre le vivant, assure Marcel Hibert. La première application qui vient à l'esprit, c'est l'autisme, maladie psychique caractérisée par un défaut de lien au monde. L'ocytocine permettrait peut-être de lever les inhibitions sociales.» Mais le chercheur avoue qu'il est préoccupé par les usages sociaux d'une pilule qui rendrait sexuellement fidèle. Bree, elle, serait ravie.
Après les médocs pour les gamins dits « hyperactifs », on a les médocs pour les adultes « hyperactifs ».
De là à assister à un contrôle « moral » sur la population et à une déresponsabilisation des individus quant à leur comportement…(ben oui, c’est les hormones).
Source : Libé du 08 juillet 2006.