Une blonde dans la brousse

Publié le par Thulip

Ouf, j’ai bien fait attention à ne pas oublier un « b » dans le titre…

 


Plus sérieusement : J’avais envie de faire part d’une expérience que j’ai vécu il y a quelques mois, malheureusement trop courte, qui m’a laissée sur ma soif.

J’avais déjà envie de voyager et surtout de m’installer quelque part à l’étranger, de préférence en Afrique, mais ce séjour a vraiment confirmer cette idée, qui n’est pas loin de devenir fixe. Je ne vais pas développer le pourquoi du comment, c’est juste pour dire que ce n’est pas par hasard que je me suis retrouvée en vacances au Sénégal et partout sauf au bord d’une piscine !!!

 




Voici les recommandations du jour . Attention ce ne sont que des banalités, mais si je le fais c’est parce que j’ai vu que ce n’était pas du tout évident pour tout le monde !!!

 

Arrêtez de faire ce que les toubibs en France vous disent de faire : ça se fait pas de refuser ce que l’on vous propose à manger ou à boire. C’est même insultant. Si vous avez la chance de rencontrer des personnes qui vous propose de partager un repas, il faut accepter. Ca paraît aberrant, mais j’en ai vu. A ce rythme là vous ne mangerez qu’au Club Med’, (personnellement c’est cette bouffe là dont je me méfiais). Par exemple, les œufs, y’a pas plus direct comme procédé de fabrication du producteur au consommateur. En plus ce serait penser que les gens ne savent pas comment on les conserve ou on les prépare, ce serait un peu vexant non ?

Et puis voyager c’est rencontrer et partager non ?

 

Si vous souhaitez aider et donner, à des enfants par exemple : n’achetez pas de cahiers en France mais sur place. En plus de l’avantage de ne pas charger vos bagages inutilement, vous contribuez à l’économie locale.

 

Si vous voulez donner et aider, ne donnez pas aux enfants qui mendient dans la rue, mais au responsable local (chef religieux, instituteur, associations de femmes,… renseignez-vous auprès de votre guide si vous en avez un). Cette personne le répartira équitablement et les gamins iront à l’école au lieu de courir après le touriste. Donner-leur de l’eau s’ils en veulent, mais pitié pas de bonbons ou de cochonneries : pensez à leurs dents et au fait de devoir de faire soigner quand on n’a déjà pas les moyens de vivre décemment ! Ne croyez pas que de telles actions vont vous transformer en héros de MSF ! Au contraire, les associations et ONG risquent de vous maudire pour ce type d’action.

 

Arrêtez d’engraisser la world touristic compagny : prenez des guides locaux. Soyez fair play : payez les autant que ce que vous auriez payé en passant par les services de l’hôtel. Ce n’est pas parce que ces hôtels emploient des locaux que ceux-ci ont un salaire décent (des fois oui, mais des fois non. Au moins par ce moyen, vous êtes sûrs qu’ils sont bien payés).

 

J’ai tenté l’envoi de colis dans la brousse via la Poste (UPS était vraiment trop cher), je ne vous le recommande pas. Le colis s’est à moitié perdu, il est arrivé 2 mois après et j’ai même pas pu faire jouer l’assurance car le procès-verbal n’est jamais arrivé. Faites des dons à des associations qui les feront parvenir par conteneurs par exemple.

 

Ne donnez pas vos médicaments, sauf à des associations compétentes.

 

Que dire d’autre…des banalités du genre, halte à la photo voyeuriste sur la misère environnante ? Demandez la permission (ça semble évident mais en fait pas pour tout le monde), dédommagez les personnes…. ?


 Un Zébu Zébusoif consentant. On lui a demandé la permission, je vous jure !









Evitez des réflexions du genre : comme c’est sale, franchement ils pourraient avoir une voirie digne de ce nom pour les détritus ! Entendu aussi, je vous le jure… Sauf que voilà, les sacs plastiques et autres joyeusetés, non biodégradables, ils viennent de chez nous ! Et si nous on les brûle (la pollution visuelle n’a jamais refilé le cancer, nos déchetteries si), eux au moins ils récupèrent ce qu’ils peuvent (quand je pense qu’en France, ce sont des « expériences pilotes et novatrices, on a tout apprendre…).

 


En plus côté propreté, on a eu un peu de mal...







C’est vrai que quand on est blanc, on se fait aborder (voire harceler pour les coins touristiques) de partout. Ce n’est pas parce qu’on est blanc, touriste, et potentiellement friqué, qu’on doit tout accepter. Mais ce n’est pas non plus pour ces raisons que l’on doit tout se permettre.

 

D’une manière générale, tout pousse le touriste à se conduire en consommateur. Pour moi, le voyage ce n’est pas ça. Ne pensez pas que parce que vous allez dépenser vos économies dans un pays pauvre cela va profiter aux gens qui en ont besoin, cela va surtout profiter aux compagnies occidentales qui ont la main mise sur le commerce local. S’ils se sont installés là-bas, ce n’est pas uniquement parce que le pays attire les touristes, c’est aussi parce qu’ils peuvent exploiter plus de gens (main d’œuvre pas chère, pas assez de protection du travailleur, etc…). Agissez comme vous voudriez qu’on le fasse avec vous. C’est élémentaire, mais je ne sais pas pourquoi, le soleil qui tape fort peut-être, ça ne l’est plus pour tout le monde une fois arrivé sur place !

 

J’ai certainement oublié beaucoup de choses encore !

 


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R
SalutJe viens de tout pour elles, je trouve ton blog super sympa et rafraichissant, meme si tu parle de soleil au debut. Il parait que l'on n'oublie jamais l'Afrique c'est vrai ?Pour le comportement des touristes je suis tout a fait d'accord rien n'est mieux que de partager la vie réelle des gens locaux. j'ai vécu cela aux antilles c'est francais oui mais il y a encore des gens qui vont la bas avec un esprit incroyable presque colonialiste.A plus je continue ma lecture
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T
Merci pour ta visite et ton petit mot Rico. Oui, c'est vrai on oublie jamais l'Afrique, même si je n'en aie vu qu'un tout petit bout :)Il est vrai que le passé colonialiste de la France est loin d'être effacé dans les mentalités. La faute notamment à une volonté politique (il n'y a qu'à voir les récentes polémiques sur l'amendement demandant aux profs de parler de cette époque en des termes positifs, ou encore les ratés qui ont précédé l'ouverture du controversé musée des "arts premiers" (nommés tout d'abord "primitifs"... Bref peut-être le sujet d'un autre article?).Les disparités économiques entre les pays du Nord et ceux du Sud n'aident pas. Notre attitude consummériste non plus. Tout ceci rajouté au fait que l'on doit penser en termes uniquement positifs de ce passé indique qu'en réalité, le colonialisme ou plutôt le post-colonialisme est loin d'être mort.