Le wwoofing

Publié le par Thulip

Je viens de découvrir une chouette façon de voyager, je sens que ça va vous plaire, si, si !

Voilà le principe :

Vous choisissez un pays parmi ceux proposés, vous payez une somme variable selon le pays retenu pour avoir accès à une liste de personnes sur place ayant donné leur accord pour être vos hôtes, vous les appellez et convenez d’une date.

Vous payez votre billet d’avion et une fois sur place, vous arrivez chez votre hôte, qui tient une exploitation agricole, viticole, un élevage en général bio ou même une auberge.

On vous accueille et on vous loge sur place avec plus ou moins de « confort touristique » (ça dépend des endroits), parfois les toilettes sont dans la nature, vous avez intérêt à bien lire les descriptions. On vous nourrit avec les produits du coin, vous faites connaissance, le tout contre votre force de travail (jusqu’à 6h par jour et 6 jours sur 7) : c’est bien non ?

 

Bon allez trêve de plaisanterie, j’exagère volontairement, en fait ce principe me plaît beaucoup ! Je n’en ai pas parlé à mon Ours, mais l’expérience me tente beaucoup. Qui plus est c’est vivement recommandé aux filles qui veulent voyager seules et vraiment découvrir un pays. La journaliste de The Independent, Kathryn Good, dont j’ai lu l’article dans le Courrier International, a elle-même tenté l’expérience en Australie et est formelle sur ce point.

Le principe est donc de participer aux travaux de la structure qui vous accueille et vous nourrit. Et si l’endroit ne vous convient pas, vous pouvez toujours partir en appelant une autre personne de la liste que vous avez payée ! L’élément fondateur du wwoofing (bon point à celui ou celle qui me le prononcera sans mettre les lèvres en avant tel un rictus de carpe), c’est la philosophie écolo, voire baba à ses tous débuts comme nous l’apprend le site dédié. «  Non, il ne s'agit pas de promener bénévolement des caniches. » nous précise le Guide du Routard. Mais cela peut-être l’occasion d’une initiation à l’agriculture biologique, selon l’endroit choisi.

C’est également une occasion de faire vraiment connaissance avec les gens, une aventure humaine plus que du simple tourisme donc, et puis vous l’aurez compris, cette formule allège singulièrement la facture du voyage si vous vous y prenez bien. Et franchement si vous avez testé les auberges de jeunesse, vous ne pourrez qu’apprécier cette formule, c’est quand même pas pareil ! On peut même partir avec ses enfants, selon l’endroit choisi (à voir avec l’hôte donc) : c’est quand même une formidable expérience pour eux, surtout si vous choisissez un endroit où l’on prend soin des animaux, ça risque de leur plaire !

Vous l’aurez compris, je suis tout simplement conquise par le principe ! Il me reste à convaincre mon Ours, qui je le sais, va me rétorquer que les vacances, c’est fait pour se reposer… Et vous, ça vous tente ?

Au fait, que veut dire wwoofing ? Cela veut dire Willing Workers On Organic Farms, « travailleurs bénévoles dans des exploitations agricoles bio ». Vous pouvez partir à peu prêt partout dans le monde, sur tous les continents, grâce à ce système (il y a 1400 adresses en Australie par exemple). Les lieux sélectionnés par l’association anglaise doivent remplir certains critères culturels ou éthiques en rapport avec l’écologie mais apparemment les situations sont très variables, il y en a donc pour tous les goûts !

Allez, je vous laisse vous faire votre opinion, si vous êtes déjà parti selon ce système, vos témoignages sont les bienvenus !

Un p’tit témoignage d’un gars qui a fait plusieurs expériences pour vous faire une idée ! Et puis ici, une fille qui nous en parle.

Source image.

Source image.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Bonjour,Je recherche des témoignages de Françaises de 16 à 25 ans ayant expérimenté le Wwoofing pour un magazine féminin.Si vous voulez bien répondre à quelques questions ou si vous connaissez d'autres filles qui ont pratiqué le wwoofing, vous pouvez me contacter à e.jardonnet@free.frMerci par avance
Répondre
T
@ Odile : c'est apparemment une excellente manière de s'initier aux techniques bio, en effet ;-)@ Professeur Couillon : Il est vrai que j'ai également pensé à cet aspect des faits. Mais en fait, je ne suis pas sûre que l'on remplace un salarié par un bénévole, voire un stagiaire, tout simplement parce les vacanciers ont une liberté de mouvement (ils peuvent s'en aller du jour au lendemain) que n'ont pas les premiers. Qui plus est, ce ne sont pas des travailleurs spécialisés : et oui, ayant fait les vendanges ou d'autres activités de ce type, je sais qu'un néophyte mettra quelques jours pour être efficace, voire ne le sera jamais (il y a un certain taux d'abandon quand les travaux sont durs, alors imaginez quand ce sont des vacanciers néophytes !), ... Contrairement à de plus en plus d'entreprises qui fonctionnent quasi exclusivement avec des stagiaires par exemple, sur plusieurs mois, avec un engagement fixe (pour valider son diplôme on est obligés de rester une durée déterminée), et qui les recrutent à des niveaux de qualification parfois très pointus (sans toutefois les rémunérer ou en les dédommageant à peine). Bien sûr je dis ceci sans l'avoir expérimenté et je ne connais pas les motivations des hôtes : le milieu de l'agriculture bio étant militant et engagé, j'ose leur accorder un certain crédit dans leurs intentions a priori.
Répondre
P
Je ne suis pas sûr que ce soit aussi idyllique que ça. Le principe est simple et a l'air sympathique : vous fournissez quelques heures d'un travail harassant (on ne se repose pas franchement sur une exploitation agricole) mais enrichissant, contre le gîte et le couvert. On peut penser que l'hébergement est une prestation hôtelière, qui a une valeur marchande et que cette valeur marchande peut bien valoir la rétribution de votre travail. Mais on peut penser aussi que le bénévole accomplit la tâche d'un travailleur agricole auquel il aurait fallu non seulement  verser un salaire, mais aussi assurer une couverture sociale. Or, le coût réel de votre hébergement, nourriture comprise, reste de loin inférieur à celui du travail salarié. Ainsi, en vous payant des vacances à moindre frais, vous contribuez aussi à faire baisser le coût du travail dans votre pays de destination.Bon, je suis pessimiste. Dans ma petite réflexion qui reste très superficielle, j'ai omis de prendre en considération le fait qu'il s'agit d'agriculture bio, un secteur à développer et qui a du mal à exister face à l'industrie agro-alimentaire classique. Mais ce que je comprends du fonctionnement de l'économie libérale me rend très méfiant...
Répondre
O
Je suis bien tentée par ce genre d'expérience ! Il va falloir que je me renseigne (surtout que si c'est pour aider dans une exploitation BIO, je suis super partante !!!) ! Merci pour l'info :-)
Répondre
T
@ Cha* : Miaou de rien ! Si tu pratiques les auberges de jeunesse et si tu n'es pas allergique au travail, je crois que tout devrait bien se passer ;-)
Répondre