Hier soir, mon Ours et moi parlions de nos bêtises d’enfants, j’avais envie de vous les faire partager :
Âge : 6 ans. Prénom : Sylvain. Lieu : Eglise lors d’un enterrement.
La famille est assise sur les rangs quand un mouvement de foule se déplace en direction de l’avant, ce qui attise la curiosité de Sylvain.
- Maman, je peux y aller aussi ?
- Bien sûr…
Quelques minutes passent quand soudain Sylvain arrive en courant et s’écrie en tendant la main vers sa mère :
- Maman, maman, faut payer !!!!
Faut se payer la honte avec son gamin dans une église surtout….
Âge : 3 ans. Prénom : Pierre, petit frère troll. Lieu : le jardin de la maison.
Pierre avait une drôle de manie : mettre dans la bouche les galets qui jonchaient le sol, ce qui fait que ma mère ne pouvait pas avoir le dos tourné sans se faire des sueurs froides à lui faire recracher les galets. On a toujours évité l’hôpital, grâce à ma mère qui, de guerre lasse, a fini par poser Pierre au milieu des galets, en ayant pris la précaution de les tartiner de moutarde. Il parait quand ce qui concerne les cailloux, ça a été radical. La carrière de Pierre en géologie étant avortée dans l’œuf, il a décidé de tenter celle de botaniste, et s’est pris de passion pour le jardin et surtout sa faune : les limaces. Qu’il a décidé de goûter régulièrement.
Ma mère, lasse de passer le visage de Pierre au dissolvant afin d’enlever la bave de ses amies, a donc fait de même et tartiné les limaces de moutarde. CQFD.
Âge : 7 ou 8 ans. Prénom : Thulip. Lieu : la chambre des enfants.
Mes parents ont eu l’idée de génie de nous mettre dans la même chambre, qui était grande. Pas assez pour contenir notre hostilité constante.
Un soir alors qu’il m’avait encore piqué mes jouets, dénoncé auprès des parents, (enfin le travail classique d’un cadet en somme), j’ai décidé de me venger. Il dormait (enfin ronflait), j’ai donc pris une boîte entière de punaises que j’ai jetée au pied de son lit.
Vous avez déjà vu des punaises enfoncées dans une voûte plantaire ? Les fabricants ont mesuré la taille de la pointe pile poil pour que ça rentre dedans.
Mais le bon Dieu a dû me punir comme disait ma grand-mère, car quelque temps après je jouais avec une agrafeuse. Mon père m’a dit plusieurs fois : attention, tu va t’agrafer les doigts !
- Meuh non ! *Chtac !* Elle était entièrement rentrée dans le pouce, un truc comme ça, faut en vouloir pour le faire. J’ai interdit quiconque de m’approcher, me suis enfermée pendant une heure dans la salle de bain pour la retirer, mais je n’ai pas pipé mot, ni versé une larme : je crois que c’était ma dignité qui souffrait surtout.
Âge : 10 ans. Prénom : Thulip. Lieu : la maison familiale.
Mon petit frère, il fallait le supporter, et je n’y arrivais manifestement pas. Aussi, je passais mon temps à imaginer des stratagèmes pour l’éloigner de moi (il était collant) :
- Tu viens, on va jouer aux cow-boys et aux Indiens ?
- Oui !!!!
Nous étions sous le balcon :
- Alors tu es le cow-boy et moi l’Indien OK ? Je t’ai fait prisonnier, il faut que je t’attache au poteau…
J’ai pris le cric qui servait à mon père à ligoter des choses sur sa remorque de livraison avec les cordes de nylon incassable et j’ai bien serré (c’était facile).
-Je vais à la chasse, je reviens !
Je ne suis pas revenue, mes parents l’ont trouvé là quelques heures plus tard à leur retour. Finalement les Indiens ont perdu (c’est pas nouveau), et grâce à la couleur de mes fesses, je suis devenue une vraie peau-rouge.
Âge : 9 ans. Prénom : Thulip. Lieu : la maison familiale.
Un jour j’ai trouvé des œufs flottant dans une mare. J’adore les grenouilles. J’en ai donc pris pour voir les têtards naître, je les ais mis dans un gros bassin d’eau et afin de les voir évoluer jour après jour (on apprend ça en classe), j’ai posé le bac sur un meuble de la cuisine. Mes parents ont mis du temps à comprendre mon erreur :
- tu ne trouves pas qu’on a beaucoup d’insectes cette année ?
- Oui, surtout dans la cuisine.
Rassurez-vous, j’en ai encore beaucoup comme celles-ci, mais ce que j’aime c’est entendre les histoires des autres, les bêtises que je n’ai pas inventé.
A vous de jouer !!!
P.S. : je tiens à rassurer tout le monde, mon frère (qui a autant de méfaits à mon égard que j'en ai) et moi, nous rions bien à présent de ces souvenirs. Mes parents ont encore un peu de mal à en rire par contre.
Le salon