La trollesse

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Des visites guidées sont organisées dans les favelas brésilienne pour les touristes, lesquels ne sont pas des curieux malsains (Libération 26/27/08) : " Nous cherchons au contraire à montrer aux touristes que la favela n'est pas aussi dangereuse, laide et pauvre qu'on le dit", affirme le directeur de l'agence. D'ailleurs il y a pire, constate un touriste : "la vraie pauvreté, c'est plutôt le Laos", tandis qu'un autre estime que " les pauvres sont parfois plus heureux que les riches". Les pauvres pourraient peut-être visiter des ghettos de riches pour mieux apprécier leur chance suggère le Canard Enchaîné du 30/08.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres (avec de chouettes photos de vacances ! Et en plus, y' pas de droits à payer aux figurants, ils doivent être tellement contents...).

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Avis aux passants,
* Roulements de tambour *

J'ai délaissé ce blog, faute d'avoir pris le temps de continuer, alors que mes études s'achevaient et que ma recherche d'emploi se prolongeait.

Depuis, j'ai trouvé un travail que j'apprécie beaucoup, puisque j'ai toujours aimé être dans le vent et si possible sous le soleil exactement.
Mon ours préféré dont vous pourrez trouver certaines parties de son anatomie et de sa vie ici-même, m'a dit ce soir, alors que je venais de recevoir un mail d'un passant en ces lieux : "tiens, toi qui ne sait pas comment décompresser le soir après le travail, tu devrais reprendre ton blog !"
L'idée n'est pas mauvaise, j'ai toujours quelquechose à dire...
Alors voilà, ça y est, ces lieux vont s'animer à nouveau d'ici peu, peut-être à un rythme moins soutenu qu'auparavant, mais la trollesse est de retour !

Ah, oui, et sinon, mon métier consiste à développer des projets éoliens et photovoltaïques, cela fait à présent bientôt un an que je le fait avec beaucoup de passion.

Merci aux visiteurs ayant laissé un mot ou envoyé un mail, c'est surprenant, mais cela fait plaisir ;-)



Les mouches de Thulip

Samedi 17 juin 2006
J'hallucine : me voilà à créer mon premier blog et de quoi je souhaite parler...? Du foot ! On me l'aurait dit...
En fait, cela s'explique, si, si !
Je m'ennuyais ferme et pestait contre le programme télé saturé de foot ces derniers temps. Je me désespérais en pensant que la seule chose qui unisse un tant soit peu le monde ces derniers jours, se passe autour d'un ballon rond.
Mais en y réfléchissant, il y a quand même du positif avec le mondial, en tout cas pour ma petite personne :

- C'est un repoussoir à abrutis (comme la cellulite) : Je n'ai jamais eu de petit copain aimant le foot (et je ne vis pas sur Mars). J'ai fait des comptes approximatifs, en 15 années, aucun (j'ose car je ne veux pas faire celle qui en a honte alors qu'en fait pas du tout : j'ai compté 50 petits copains durant ces années). Je ne les aie pas choisis pour cette qualité là, non. A mon avis, à tous les coups (parfois c'est bien le cas de le dire), je les aie rencontrés lors de soirées où certains s'empiffraient de pizzas-bières tandis que d'autres écumaient les bars et les soirées... A bon entendeur...

- C'est un booster de neurones : Ca fait quelques jours que j'ai déserté mes séries M6 et les films série B que j'affectionne tout particulièrement (le film sur les camions tueurs faut pas le rater) et que j'ai pris mes clics et mes claques sur la 5 et Arte : Ben le débat sur le surendettement des Français ou le documentaire sur les idées d'hier soir par exemple, c'est déjà mieux, je sens que ces derniers jours ont été plus productifs. C'est vrai que si on le laisse faire, le cerveau aime bien végéter après une dure journée...

Au fait, mesdames, mesdemoiselles, ne croyez pas que la fédération française de football et les joueurs soient devenus moins machistes parce que le nombre de praticantes (on dirait une religion vu comme ça) a énormément augmenté depuis 98 : Pour ce qui est de la Fédération, ils avaient converti un maximum de jeunes garçons dès l'âge de 4 ans et à mon avis, la démographie française était trop limitée pour contenir leur ambition (ce sont des pépètes les adhésions, mais surtout un sacré chiffre à mettre sur la table quand on négocie avec des opérations pub par exemple ou encore le prix d'une rediffusion télé...) : ils leur fallait donc de la chair fraîche et tendre....... Les filles !!! D'où plan de comm', etc...

Et pour les gars, eh bien il y a toujours ceux qui disent que les filles n'ont rien à faire sur un terrain de foot et ceux qui sont plus ou moins contents, ne seraient-ce que parce que du coup leurs chères et tendres restent à la maison devant la télé quand y'a match avec leur chéri au lieu de sortir entre copines...
Bref, les filles ne vous leurrez pas.

Dissipons tout malentendu : moi un sport où on court derrière un ballon selon certaines règles, j'ai rien contre. Je suis contre dans la mesure où les média ne s'intéressent qu'à cela (si c'était la presse spécialisée, je ne dirais rien). Regardez les infos sur Arte et comparez avec M6 ou TF1, vous comprendrez les impasses en faveur du ballon rond. Pendant que la planète ne tourne pas rond, le ballon est là pour nous faire penser à autre chose.

Bon vous remarquerez que j'ai un profil potentiellement militant, sur ce blog, à travers des sujets légers ou plus sérieux, j'ai l'ambition de vous en faire part. Non parce qu'à la maison, ça sature, alors... ;)
Par Thulip
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Lundi 26 juin 2006
Depuis que mon vélo m'a lâchement abandonnée, j'ai retrouvé l'usage de mes pieds (à leurs grands cors défendants, d'ailleurs je conseille vivement l'article suivant dans "Mon blog de fille" : http://monblogdefille.mabulle.com/index.php/2006/06/19/55486-la-revanche-du-cuissot-sanglant ).

Je croyais que l'époque des sifflets admirateurs dans la rue étaient finis pour moi. Et bien, force est de constater que le silence qui m'environnait était proportionnel à la vitesse à laquelle je me déplaçais.

Depuis que je me déplace à pied et depuis que les beaux jours emplissent les terrasses de café sur les trottoirs, j'ai à nouveau droit à des remarques admiratrices... plus ou moins fines.

Ca rassure et ça fait plaisir, c'est vrai.

Mais il y a une chose qui m'énerve, c'est quand le gars vous crie dans la foulée :
"Hey tu pourrais dire merci au moins !!!"
Deux choses :
Je veux bien être de bonne volonté, mais en général : un merci veut souvent dire dans certains esprits un "oui". Et là pour vous en débarrasser (même en montrant mon alliance ça ne marche pas dans ces cas-là c'est vous dire...). Je me demande qui est le moins bien élevé dans l'histoire, non mais ! En plus, je ne veux même pas savoir ce que veut vraiment dire "merci" dans le tête de ces malotrus...

Et enfin, je n'ai rien demandé (même si ça fait plaisir).

Alors oui, je suis mal élevée, mais je ne suis pas la seule !

Pimbêche, moi....?
Par Thulip
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Jeudi 29 juin 2006
Tout petit, petit article, pour remercier toutes les personnes qui sont venues me rendre visite sur mon blog.
Il est tout nouveau (17 juin), c'est mon tout premier et je n'ai pas encore tout compris sur son utilisation (malgré la faq et le forum, je ne sais toujours pas faire des url potables dans les articles, je n'ai pas trouvé l'album photo, ni la gestion des contacts/liens vers des blogs copains ou des sites sympas ! ) .


Mais, je suis contente, car :

Je me disais simplement que 21 personnes, à l'échelle du net, c'est rien, mais si j'avais pu vous accueillir dans mon tout petit salon pour parler d'un sujet ou un autre, ben ça fait du monde !


Alors voilà, j'espère que mes centres d'intérêts puissent être partagés avec beaucoup de personnes, parce que si je suis capable de parler de tout, ben quand je parle je pose plus des questions que je n'apporte des réponses (malgré les apparences).





N'hésitez pas à me contredire, J'ADORE CA !
Par Thulip
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Vendredi 7 juillet 2006

En m'interrogeant sur le pourquoi du comment, et suite à mes commentaires chez Deedee, j'ai trouvé une réflexion intéressante de la part du grand Ignacio Ramonet, dans le Monde Diplomatique de juin 2006.
Ecoeurée par tant d'enthousiasme, de chauvinisme, par tout ce fric et surtout par toute cette énergie rassemblée autour d'un ballon rond alors que tant de choses autour de nous en mériterait autant (je ne vous fais pas la liste, je suis sûre que vous avez des idées à ce sujet), je voulais donc comprendre.
Les explications d'Ignacio Ramonet ne me satisfont qu'à moitié, ne serait-ce que parce que cela ne justifie en rien cette liesse populaire à mes yeux. Mais les pistes de réflexion que je relaye ici sont tout à fait justes. En voici certaines :

Pour l'auteur, "le football est indiscutablement plus qu'un sport". Cet engouement s'expliquerait d'abord par le fait que "comme dans la vie, les perdants sont plus nombreux que les gagnants. C'est pourquoi ce sport a toujours été celui des humbles, qui y voient, consciemment ou inconsciemment, une représentation de leur propre destinée".

Je comprends à présent mieux pourquoi dans la rue on crie : "On a gagné, on est, on est, on est en finale!"

Par ailleurs, l'aspect chauvin de cette passion n'aura échappé à personne. Il y a des questions identitaires là-dessous (cet aspect fera l'objet d'un prochain article). Ignacio Ramonet explique que "le football est le sport politique par excellence. Il se situe au carrefour de questions capitales comme l’appartenance, l’identité, la condition sociale et même, par son aspect sacrificiel et sa mystique, la religion. C’est pourquoi les stades se prêtent si bien aux cérémonies nationalistes, aux localismes et aux débordements identitaires ou tribaux qui débouchent parfois sur des violences entre supporteurs fanatiques ».

 

Pire encore, moi qui m’insurgeait contre cet enthousiasme débordant qui occultait les vrais problèmes de ce monde, si j’en crois Ignacio Ramonet (et je le crois), le football participe à maintenir l’ordre établi et les inégalités dans le monde :

 

« L’achat et la vente de footballeurs reflètent bien l’état du marché à l’heure de la mondialisation libérale : les richesses se situent au Sud mais se consomment au Nord, qui seul possède les moyens de les acheter. Et ce marché (de dupes, souvent) donne lieu à de modernes formes de traite d’êtres humains. »

 

Personne ne songerait en effet à plaindre les footballeurs achetés à prix d’or. Mais il ne faut pas oublier que c’est l’arbre qui cache la forêt. Selon Johann Hascoet, beaucoup d’Africains sont recrutés par la France et la Belgique et se retrouvent sans papiers et sans banc de touche, faute d’avoir pu décrocher un contrat avec un club. Pourtant la plupart ont été repérés comme espoirs. Certains recruteurs n’hésitent pas mentir sur l’âge de ces adolescents pour contourner les lois sur les achats de joueurs qui protègent les mineurs. Sans famille, sans éducation et sans papiers dans un pays qui leur est étranger et loin d’un autre pays qui leur est moins familier. Tel est le destin des perdants. Combien sont-ils ? Je ne suis pas sûre que l’on puisse disposer de chiffres exacts, car chut, c’est un tabou, le foot c’est merveilleux et n’a que des idoles.

 

Ce que j’adore c’est la conclusion de cet article :

« Ainsi va donc ce sport fascinant. Tiraillé entre ses splendeurs sans pareilles et ses fanges, dont l’effet est semblable parfois à celui de la boue placée dans un ventilateur. Chacun en est éclaboussé ».

Par Thulip
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Mardi 11 juillet 2006
Rien à voir avec l'annonce "journée orange" de la météo en rapport avec les températures caniculaires.
L'une des premières choses que je fais lorsque j'arrive dans l'asso où je fais mon stage est d'ouvrir ma boîte mail (en tant que stagiaire, je suis la première, je ne sais pas pourquoi, je me sens obligée d'ouvrir les volets et de faire le café, du coup, si j'ai besoin d'un des membres de l'équipe, je suis bloquée pour 30 minutes).

E
t là ce matin, je reçois un mail intitulé : Convocation à un entretien d'embauche !
YES, YES, YES, YES !!!!
Je n'y croyais même plus car cette candidature, je l'ai envoyée il y a plus d'un mois !
L'entretien est pour la fin du mois, j'ai le temps de me préparer, de me renseigner, etc...

Voilà, j'avais envie de partager ce moment, mais je ne voulais pas appeler maman, histoire qu'elle ne fasse pas de plans sur la comète direct. Oui, parce que ce n'est qu'un entretien, et en plus, même si selon le mail, "ma candidature a retenu toute leur attention", j'ai rendez-vous à 14h30. Alors de deux choses l'une : s'ils commencent dès le matin, ils auront vu entre 8h30 et 12h, 7 candidats au moins (mais avec une pause à midi, donc si le recruteur n'a pas la digestion difficile ça ira . Post-it : penser à ramener un renni aigreurs d'estomac).
Et si ils commencent l'après-midi, ils n'en auront vu qu'un seul !

Je vous souhaite d'avoir aussi bien commencer la journée que moi :)
Et je dis M**** à toutes celles et à tout ceux qui cherchent un emploi ! Sauf pour les candidats qui vont passer le même entretien que moi, je sais c'est pas bien, mais faut pas pousser la trollesse dans les orties quand même.
Par Thulip
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Jeudi 13 juillet 2006
Je mène mon enquête suite à des remarques de mes visiteurs : il paraît que mon blog n'accepte pas tout le monde. C'est un scandale et je vais faire de mon mieux pour y remédier !

Je viens de tester sur Internet Explorer (j'utilise Firefox Mozilla c'est beaucoup mieux pour tout, mais je sais qu'il reste des gens à convaincre :)) : et là catastrophe, je viens de m'apercevoir que certaines balises de texte plantent sous IE (alors que je n'avais rien vu sous Mozilla).

On m'a dit que certains d'entre vous ont du mal à répondre à mes articles. Si c'est le cas, merci de m'envoyer un message ici, en me précisant ce qu'il vous arrive (au pire grâce à vos descriptions, je contacterai over blog).

Je suis par ailleurs, en attendant de comprendre le souci, tout à fait disposée à publier en vos noms et blogs vos commentaires, que vous m'enverrez dans ce cas également par mail.

Encore désolée de ces désagréments, et en vous remerciant très chaleureusement pour votre compréhension et votre aide.

Thulip
Par Thulip
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Jeudi 13 juillet 2006

Revue de presse (le nom du mag’ est en fin d’article, je vous laisse un peu mariner) :

On n’a même pas lu le sommaire de ce magazine, qu’on a déjà  parcouru 4 ou 5 pages de peoples à la plage. Apparemment, c’est plus important que leurs articles, mais passons. Je vous rassure, je ne ferai pas tous les titres (c’est pléthorique dans ce magazine = pas beaucoup de sujets qui méritent + de 5 lignes…)

Un magazine qui vous habille comme une mémé qui a piqué les bijoux de sa petite-fille de 6 ans, c’est un style qui sait faire de la récup’ (dans les casses de bagnole aussi on sait faire, mais on n’en fait pas des articles de tendances…), avec un mannequin manifestement très mince (vous verrez pourquoi je le relève ça).

Un magazine qui trouve plus important la vie des peoples que son propre sommaire et qui a plus de 50 articles dans son sommaire, ça veut dire que derrière un aspect étoffé, ils n’ont pas trouvé grand-chose d’intéressant à dire sur leurs sujets.

Un magazine qui vous fait l’historique des ratés de coiffure de Céline Dion (sans dire qu’il y a eu des réussites) et qui vous sort une photo 2006 de Céline en look de cocker, en disant que « ce n’est pas sans charme » (bon c’est vrai ils sont mignons ces toutous), c’est une magazine qui prend à la lettre l’expression « avoir un look de chienne » (ou de « chiennasse » dirait mon ours). 

Un magazine qui vous fait une séance photo avec un mannequin ultra mince

(vous verrez pourquoi je le relève 'bis')  ...



ou entièrement vêtue de dentelle à mamie (mais transparent) avec des pauses lascives, de jolis clichés pour vous faire baver (la première fille normale qui porte ça en ma présence à droit à mon admiration éternelle).

Un magazine qui vous sort une étude de plusieurs pages sur l’IMC des mannequins avec les commentaires moralisateurs d’un médecin sur leurs carences et leur état de maigreur, c’est deux « journalistes » et un ou une rédac' en chef du même magazine qui n’ont pas pris le soin de confronter leurs articles, pour voir s’il n’y avait pas un petit souci de cohérence et qu’il faut pas pousser la trollesse dans les orties !

Vous avez compris à présent mes deux remarques précédentes sur la minceur des mannequins (heureusement, pour les régimes, c’était les mois précédents, sinon on y aurait eu droit aussi).

 


Un magazine qui vous fait le IN et le OUTdu look de l’été avec les marques de string blanches sur le bronzage de Paris Hilton qui montent par-dessus son jogging en vous disant que c’est  classe : j’espère qu’ils prennent leurs lectrices pour des idiotes (enfin je l’espère pour eux) Je ne sais pas si c’est le pire, mais pas loin.

 


Et là, le must, le truc champion international toutes catégories :

 

Un magazine qui interviewe des mecs qui nous expliquent ce qui leur fait peur chez les filles d’aujourd’hui et qui donne 10 conseils à leurs lectrices, et là je les cite, car ça se passe de commentaires :

« 3 » : Si vous gagnez plus que lui, faites profil bas (…).

« 5 » : Ne dites pas « laisse je vais le faire » : Si vous savez réparer la chaudière (en tout cas mieux que lui), pas la peine d’en faire étalage. Ne lui balancez pas que vous vous débrouillez  très bien toute seule, même si c’est vrai…

« 6 » Ne parlez pas trop fort : beaucoup de filles ont l’habitude de s’exprimer avec une grosse voix de gorge ou de nez (surtout celles qui évoluent en bande). Baissez d’un ton à la maison. De même, si vous aimez les blagues salaces et scatos, réservez cet humour troufion à vos dîners de filles.

« 9 » Regardez vous : ce n’est pas le prince charmant en cabriolet dont vous avez rêvé ? Mais vous vous n’êtes pas Eva Longoria non plus (….).

 

Non, mais j’espère que c’est de l’humour au 36ème dessous. Mais c’est quoi ce magazine…. ?! On devrait les interdire de publier, heureusement que personne ne les prend au sérieux !

 

Allez. C’est mon coup de gueule du jour, vous l’aurez compris : je viens de lire Isa, magazine féminin de son état. Je savais déjà que c’était du nawak : ne traite pas des sujets de fille qui veut. La preuve.

Donc je l’ai acheté car pour la modique somme de 1.80€ , vous avez un maillot de bain (je voulais le rayé, il ne restait que le rose à pois noirs). Il ne me va pas, ne me dites pas que cela vous surprend.

Alors ma mauvaise humeur, c’est sans doute à cause du maillot. Ne me dites pas que je suis jalouse des mannequins, grâce à Isa, je sais que j’ai le même IMC (17) que certaines (j’ai quand même du mal à le croire cela dit). Il n’y a "que" 20 cm de hauteur qui me séparent d’elles… Mais il y a 1.55 m qui me sépare d'ISA (enfin 1.60m avec mes talons).

Et promis, en tant que lectrice assidue des féminins en tous genres (pas que, je vous rassure), je ne manquerai pas de relever ce qui me plaît.

 Votre trollesquement Thulip.

Par Thulip
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Mercredi 19 juillet 2006

Pour certains et de plus en plus, « la culture est un marché (et une politique) comme les autres ». Cette conception des choses est souvent revendiquée ou décriée lorsque l’on parle libéralisation et globalisation.

Mais on peut également l’appliquer à ce scandale qui dure depuis 2003 : la fondation Hamon. Des fonds ont apparemment été détournés de leur véritable destination, c'est-à-dire protéger et conserver les œuvres d’art contemporaines majeures que Jean Hamon, riche promoteur immobilier souhaitait donner à un futur musée qui devait être crée sur l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux (valeur totale des œuvres estimée à 7.5 millions d’euros).

Le premier a être soupçonné a été le comptable de Jean Hamon, qui aurait gonflé les prix (750.000 euros de fonds publics).

Charles Pasqua  (sénateur UMP des Hauts-de-Seine) et André Santini (maire UDF de Issy-les-Moulineaux), co-présidents du syndicat mixte chargé de gérer la Fondation Hamon, ont depuis été mis en examen pour prise illégale d’intérêt.

Si j’ai bonne mémoire, ce n’est pas la première fois que ces deux protagonistes attirent l’attention de la justice dans des affaires de fonds publics, d’attribution de marchés, etc… Personne ne sera donc étonné. Ce qui me choque, c’est bien sûr l’utilisation des fonds publics et le fait que l’on confie à nouveau la gestion de ces fonds à des personnes et à des collectivités publiques (car il ne faut pas penser que l'on peut détourner de l'argent sans complices) qui ont déjà fait l’objet de poursuites judiciaires, avant de faire un vrai nettoyage.  

Ne nous leurrons pas sur les bonnes intentions du mécène Jean Hamon : outre les avantages fiscaux auxquels il a droit (l’argent ne pousse que chez les riches), ce dernier a été mis en examen pour recel de détournements de fonds publics.
 

Une petite citation de Santini pour terminer cet article, ça nous donnera une idée de ce qu’il pense : « La différence entre un cocu et un député, c'est que le premier n'est pas obligé d'assister à la séance ».

Et une autre pour la route de Charles Pasqua : « La démocratie s'arrête où commence l'intérêt de l'État », que je me permettrais de compléter pour lui : La démocratie et l’intérêt de l’Etat s’arrêtent là où commence l’intérêt personnel.

Plus d'infos :

Journal des Arts n°239 du 9 au 22 juin 2006

et ici aussi.

 

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Par Thulip
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Jeudi 20 juillet 2006

Ce qui est bien dans ce système d’agencement des bureaux sur un lieu de travail, c’est que la communication est directe et sans filets. Le dialogue devient donc a priori plus sain, les relations interpersonnelles se nouent plus vite, plus facilement, personne ne se sent isolé et seul dans son coin.

Ce qui n’est pas bien, vous l’aurez à présent deviné, c’est que la communication directe et sans filets ne protège pas des bavures ou des paroles dites sans avoir eu le temps de bouillonner 7 fois dans la bouche. Les relations interpersonnelles peuvent vite devenir conflictuelles et personne ne peut s’isoler lorsqu’il a besoin de calme pour réfléchir sur son travail en cours. Par ailleurs, qui n’a pas reçu un appel de maman au bureau lève le doigt. Là ça devient carrément de la haute voltige : On ne peut pas dire « Euh, maman on en parle plus tard là… Non, mais là… Je peux pas te parler !!! »

Et là vous avez vexé celle qui vous a porté pendant 9 mois, changé vos couches, etc… et vos collègues sont certains que vous avez des choses à cacher, en particulier au travail. Tous les trésors de diplomatie dont vous avez fait preuve durant les derniers mois risquent d’être vains, le climat de suspicion à votre encontre peut même prendre quelques degrés.

Car dans un open space, on fait vite copain-copain, on laisse échapper des petites infos sur sa vie privée qu’on a soigneusement sélectionnées, c'est un travail de longue haleine.

Et en une seconde et demi : patatra !!!

 

Maintenant prenez un moment pour observer l’agencement des lieux dans le détail :

Lorsque vous arrivez dans un open space et que vous voulez savoir qui est important, qui ne l’est pas, qui dispatche les infos, qui est en odeur de sainteté et qui ne l’est pas, observez les bureaux :

Le bureau du stagiaire est en général entre deux courants d’air. Les étagères derrière sont celles pour l’archivage, pas pour son travail. Il a dans le meilleur des cas un ordinateur, le plus vieux et le plus pourri. Mais il aura beau tourner son écran dans tous les sens, impossible de créer une barrière symbolique entre lui et les personnes qui passent et peuvent à tout moment regarder ce que le stagiaire fait. Est-il utile de préciser que machine à café, fax et imprimante ne sont pas loin ?

Le bureau de la secrétaire- standardiste qui accueille les gens est forcément placé en direction de l’entrée. Elle voit mais on ne la voit pas. Son bureau est néanmoins facile d’accès pour que chacun puisse y poser son dossier sur la pile. Selon son statut vis-à-vis de Duboss n°1, elle choisit de râler ouvertement devant tout le monde, de se plaindre d’employé bis n°35 qui fait mal son boulot, ne donne pas ses notes de frais et n’est jamais pour répondre au téléphone ou pas. Si Duboss n°1 ne moufte pas, c’est gagné. S’il moufte, secrétaire-standardiste qui accueille les gens devra faire profil bas et personne n’ira la voir derrière son écran pour savoir ce qu’il ne va pas. Et surtout pas Duboss n°1.

Le bureau des employés secondaires hiérarchiquement leur permet de fermer de la vue des autres un côté mais pas les 4 autres. Ainsi Duboss selon ses intentions, choisit le côté pile lorsqu’il a un service à demander, et les trois autres côtés faces lorsqu’il opère un contrôle ou un serrement de boulons.

Le bureau de Duboss n°1 n’a qu’un seul côté d’accessible. Un escalier et/ou un mur barre au moins deux côtés, quant au troisième, il est ouvert visuellement mais de loin : un meuble bas de rangement, une seconde table pour y étaler des dossiers, fait obstacle physiquement le passage, mais les apparences sont sauves : tout le monde travaille bien dans les mêmes conditions.  Reste le 4ème côté : face au bureau de Duboss, s’il n’a pas envie de vous regarder pendant que vous lui parlez, il reste le nez collé dans l’écran. Vous ne pouvez pas vous déplacer autour pour capter son regard. Encore moins savoir ce qu’il se passe sur l’écran car les piles de dossier masquent le reste. Vous avez une impression de déjà vu, comme à la CAF ou au Trésor Public devant un guichet bien trop haut, entièrement vitré mais totalement hermétique. Qui plus est, il y a deux imprimantes dans l’open space : l’une chez la secrétaire – standardiste et l’autre en face du bureau de Duboss n°1 : cela permet de vérifier que l’encre et le papier sont utilisés pour le travail et pas pour les papiers perso. Cela permet de vérifier que chacun utilise bien du papier brouillon lorsqu’il n’imprime pas des documents officiels. Ce genre de contrôle est simple à opérer (la secrétaire râle sur le prix des factures et Duboss peut resserrer les boulons sur un truc plus simple plutôt que sur les compétences professionnelles, et ça permet d’asseoir, dans les deux cas, son autorité).

 

Le bureau de Duboss n°2 n’a pas trois côtés de fermés mais deux. Et Duboss n°2 s’y sent mal à l’aise. Il a donc pris l’habitude de prendre son ordinateur portable et d’aller bosser dans la salle de réunion plus loin. D’ailleurs tous ses dossiers y ont élu domicile. Ca tombe bien car cette salle sert aussi de salle de pause, il n’est donc pas tout à fait isolé, et s’il le veut, il peut revenir à son bureau officiel. C’est ce qu’on appelle du recul stratégique, à moins que ce ne soit recul dramatique car en fait au départ, il y avait deux Duboss n°1.

 

En conclusion, l’open space c’est bien pour la communication interne, mais uniquement en flux descendant, lorsque Duboss crie à travers l’espace : Duchmoll, t’as fait ce que je t’ai demandé ?! Si tout va bien vous répondez sur le même ton : Oui !!!! S’il y a un os, vous courrez à son guichet pour lui expliquer l’affaire sans l’ébruiter (perdu d’avance).

 

Et voilà, croyez-moi ou non, mais … Je me suis beaucoup amusée durant ce stage (Comme vous l'aurez deviné : mon stage est fini !!!) ! L’ambiance était pourrie comme vous pouvez l’imaginer. Il faudra que je vous parle du graphiste indépendant qui bosse chez lui un de ces jours.

Toute ressemblance avec des faits……..

 

Et vous, vous avez goûté à l’open space ? Que préférez-vous ? La configuration des lieux vous semble t-elle avoir une incidence sur le travail, vous semble t-elle être stratégique ?

Source image1

Source image 2

Pour la petite histoire, vous avez une idée sur l'origine de l'open space ? Moi j'ai ma théorie,  les plans panoptiques des prisons :


Légende : Hippolyte Le Bas, Prison de la Petite Roquette, vue à vol d'oiseau. 1830. Musée d'Orsay.

 

Rassurez-vous il n'y a pas qu'au travail que l'on rencontre ce type d'organisation spatiale, il y a (pour les constructions récentes) l'école aussi !

 

Par Thulip
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Dimanche 23 juillet 2006

J’ai 8 ou 10 ans :

Quand j’étais enfant, je voulais devenir pirate parce qu’avec ce métier on vivait pleins d’aventures, on se battait, on n’avait pas de problèmes d’argent (ou du moins ça se réglait assez facilement) et surtout, le plus important pour moi : on voyait du pays.

Mon papa avait fait le tour du monde, je l’ai vu sur des photos : Il était marrant habillé avec un cache-sexe quand il vivait dans une tribu amazonienne. J’ai adoré aussi son périple au Pérou : il avait ramené de superbes pull en laine de lama. Il y avait des araignées et des papillons géants qui décoraient le salon. Et moi je lisais des romans d’aventures, je regardais les Cités d’Or (et surtout : les documentaires à la fin des épisodes sur l’ancienne civilisation Inca). Je voulais faire comme lui et me promettais de m’y mettre à mes 20 ans. Cette idée, si l’on enlève la vocation de la piraterie, ne m’a jamais quittée. On m’a dit depuis que ce métier n’existait plus. J’ai depuis entendu parler du contraire sur la côte Ouest de l’Afrique.

Par ailleurs, j’étais rassurée : la copine de mon père m’a dit que quand je serais grande, je serais jolie. Ca peut aider, même pour être pirate, surtout si on a une jambe en moins.

J’ai voulu aussi être sage-femme, mais ça je ne me rappelle plus pourquoi.

J’ai voulu être vulcanologue, parce qu’on m’avait offert un livre sur les aventures de Maurice et Katia Kraft. Leur mort tragique ne m’a pas démotivée, non ce qui m’a démotivée, c’est qu’on m’a dit que les études sont longues et que surtout il fallait être bon en maths. Fin de la vocation, c’est un peu comme si on m’avait dit qu’il fallait trois bras pour faire ce métier : je n’avais donc pas le profil.

 

J’ai 12 ans :

Quand j’étais ado, je voulais toujours faire le tour du monde. En plus j’avais envie de partir de la maison : ça motive encore plus ! Mais je n’avais pas d’idée précise sur mon futur métier. Je lisais énormément (un livre par jour en moyenne), je dessinais et peignais beaucoup aussi. Je ne me voyais pas arrêter cette activité, mais je ne me sentais pas l’étoffe d’une artiste. Je me suis quand même orientée vers cette voie car les cours m’intéressaient. Peut-être cascadeuse, je faisais de la voltige équestre.

 

J’ai 15 ans :

Je passe mon temps à faire les pires bêtises, je sèche les cours, sauf ceux qui me plaisent. J’ai commencé à fumer. Pourtant étant enfant, je trouvais ça stupide. Je ne fume pas que des cigarettes. Je fais la fête. A 16 ans, j’ai mon appart’ pour moi toute seule. Je m’éclate. Mon appart est devenu un véritable atelier d’artiste. Mais je ne me dis pas artiste. Je dis juste que j’aime peindre, faire des installations, des expériences. Je participe à un concours de peinture dans la rue, que je gagne, mais c’était pour le fun. J’expose, mais c’est pour le fun aussi. Je pense toujours au tour du monde.

 

J’ai 18 ans :

Quand je suis devenue jeune adulte, je me suis aperçue que les études à la fac sont géniales. Je regrettais de ne pas pouvoir faire socio, droit, médecine et architecture en même temps. Je passais mon temps à des jobs alimentaires pour financer ce luxe. Ça fait 10 ans. J’ai une idée bien plus précise de ce que je veux faire à présent, mais le chemin est encore jalonné d’embûches. Je vis le jour pour mes études, la nuit et le week-end pour les sous, je suis barmaid et je connais la nuit comme ma poche. Je suis devenue plus que mince, je pèse 37 kilos pour 1.55m : je songe à penser à moi. Mais je suis indépendante, ça compte beaucoup pour moi.

J’ai décidé de ne plus voir mon père : il m’avait interdit de faire des études et c’était sans appel. Je savais ce qui était important pour moi, aujourd’hui je ne le regrette pas.

 

J’ai 25 ans :

Je ne peins plus, ça je le regrette. J’ai vécu un peu trop vite, j’ai oublié de prendre des pauses. Je ne monte presque plus à cheval, ça aussi je le regrette. J’espère que ce n’est que partie remise. J’essaye de calmer mon rythme de vie, de penser à moi. Le chemin est encore long. J’enchaîne les petits boulots, pas le choix, je veux continuer mes études. Et après, le tour du monde ?

 

J’ai 30 ans :

Je me suis mariée, ça je n’avais pas prévu ! En fait, étant enfant, je me voyais plutôt célibataire. Ma belle-mère avait raison (si tu me lis Colette, je t’embrasse très fort), on me dit souvent que je suis jolie, mais à présent j’aimerai bien le rester, malgré les années qui passent : je commence à me renseigner sur les progrès en esthétique réparatrice : j’ai des petites ridules, là, oui juste là, sous les yeux !  Plus tôt on commence, plus tard le lifting.

J’ai des crédits sur le dos pour finir mes études, je dois trouver très vite un travail. Un vrai travail. Qui m’épanouisse. C’est très important pour moi. Si je veux fonder une famille, il vaudrait mieux que je le fasse avant 40 ans. Mais je veux toujours faire le tour du monde. Pendant très longtemps, car ça fait longtemps que j’attends. Pour l’instant je connais un bout d’Europe, un peu de Sénégal, un peu de Canada : ça ne suffit pas !

Quand j’ai rencontré mon Ours, ce qui m’a plu c’est qu’il avait voyagé et vécu en Afrique. Je le lui ai rappelé dernièrement.  

 

Quand j’aurai 40 ans, j’espère avoir fait le tour du monde au moins une fois. Car je ne l’ai toujours pas fait. Peut-être aurai-je des enfants, je l’espère mais j’ai appris que dans la vie on ne fait pas ce qu’on veut. Je ne sais pas quel métier je ferai, car je sais que le travail est semé de circonstances pas toujours prévisibles, et que dans la vie, on ne fait pas ce qu’on veut, pas toujours. Ma mère dit encore que je n’en fais qu’à ma tête : si seulement ! C’est vrai qu’elle n’a jamais fait ce qu’elle a voulu, sauf son mariage, mais ça a été une belle erreur. Je ne veux pas faire comme elle et dire à 55 ans, j’aurai voulu être…. Assistance sociale, oui, c’était ça son rêve. Elle ne l’a pas fait.

J’aime l’idée de ne pas savoir exactement ce que je ferai dans x années, ce qui ne me rassure pas pour autant. J’ai découvert que je ne manquais pas de paradoxes. Je souhaite m’expatrier, pour quelques temps ou pour toujours. Je ne sais toujours pas comment. Je suis une touche à tout, j’aime tout essayer.

Vous ai-je dit que j’aimerai bien passer mon brevet de pilotage pour hélicoptère ?

 

Quand j’aurai 50 ans, j’espère être satisfaite de ce que j’ai fait, et avoir encore pleins d’envies dans la tête, des nouvelles, de celles qui n’ont pas encore émergé dans ma tête.

 

Le bilan d’aujourd’hui est positif et négatif à la fois. Je suis bien contente d’avoir persévéré dans mes études. Mais je n’ai toujours pas fait le tour du monde.

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Par Thulip
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