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Des visites guidées sont organisées dans les favelas brésilienne pour les touristes, lesquels ne sont pas des curieux malsains (Libération 26/27/08) : " Nous cherchons au contraire à montrer aux touristes que la favela n'est pas aussi dangereuse, laide et pauvre qu'on le dit", affirme le directeur de l'agence. D'ailleurs il y a pire, constate un touriste : "la vraie pauvreté, c'est plutôt le Laos", tandis qu'un autre estime que " les pauvres sont parfois plus heureux que les riches". Les pauvres pourraient peut-être visiter des ghettos de riches pour mieux apprécier leur chance suggère le Canard Enchaîné du 30/08.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres (avec de chouettes photos de vacances ! Et en plus, y' pas de droits à payer aux figurants, ils doivent être tellement contents...).

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Avis aux passants,
* Roulements de tambour *

J'ai délaissé ce blog, faute d'avoir pris le temps de continuer, alors que mes études s'achevaient et que ma recherche d'emploi se prolongeait.

Depuis, j'ai trouvé un travail que j'apprécie beaucoup, puisque j'ai toujours aimé être dans le vent et si possible sous le soleil exactement.
Mon ours préféré dont vous pourrez trouver certaines parties de son anatomie et de sa vie ici-même, m'a dit ce soir, alors que je venais de recevoir un mail d'un passant en ces lieux : "tiens, toi qui ne sait pas comment décompresser le soir après le travail, tu devrais reprendre ton blog !"
L'idée n'est pas mauvaise, j'ai toujours quelquechose à dire...
Alors voilà, ça y est, ces lieux vont s'animer à nouveau d'ici peu, peut-être à un rythme moins soutenu qu'auparavant, mais la trollesse est de retour !

Ah, oui, et sinon, mon métier consiste à développer des projets éoliens et photovoltaïques, cela fait à présent bientôt un an que je le fait avec beaucoup de passion.

Merci aux visiteurs ayant laissé un mot ou envoyé un mail, c'est surprenant, mais cela fait plaisir ;-)



Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /Sep /2006 10:26

Comme promis à la suite d'un article sur le blog de Critias, voici un petit point sur les infections nosocomiales dans les hôpitaux en France. Tout d’abord un petit point : une maladie est dite nosocomiale, si elle a été contractée pendant des soins. On peut donc aussi parler d’une maladie nosocomiale si elle a été contractée à la suite d’une visite chez votre médecin généraliste, et pas seulement à la suite d'une hospitalisation. Je n'aborde ici que la situation hospitalière. Je vous préviens, cet article est pleins de chiffres…

Voici les dernières infos en date sur le sujet : le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a présenté le 6 février un tableau classant la qualité des soins en fonction des établissements de santé. Les informations que je vous présente viennent à la fois des Du Monde, Dossiers & Documents et du site           

Le Code de la Santé Publique prévoit que tous les établissements de santé doivent être équipé d’un comité de lutte contre les infections nosocomiales (depuis 1999, c'est assez récent). Il s’avère néanmoins que si c’est bien la majorité des cas, les établissements de psychiatrie et ceux de post-soins en sont moins dotés, ainsi que les petits hôpitaux publics. En juin 2001, une enquête portant sur une journée donnée, sur 1533 établissements et sur 77% des lits et plus de 305.000 patients, révélait que 6.9% d’entre eux étaient atteints d’une ou plusieurs maladies nosocomiales, dont : 40% de maladies urinaires, 11 d’infections cutanéo-muqueuses, 10% de pneumopathies et 10% d’infections provenant du site opératoire. Ces chiffres reportés sur une année conduisent à un taux d’infection nosocomiale de près de 800.000 personnes.

Ces chiffres sont à mettre en rapport d’une part avec le nombre élevé (forcément) des patients immunodépressifs en milieu hospitalier, mais également avec la part croissante des résistances aux traitements antibiotiques (dû à une consommation excessive) : ces facteurs font craindre sérieusement aux pouvoirs publics français une augmentation significative des maladies résistantes contre lesquelles il n’existe pas de médicament. La France est une exception pour ce phénomène, nos voisins consommant beaucoup moins d’antibiotiques (notamment).

Selon une étude de 2002, les infections nosocomiales sont la cause de la mort de plus de 4000 patients par an.

En outre, le ministère de la santé estime que 20 à 30 % de ces maladies seraient évitables, on économiserait près de 200 millions d’euros au passage…

 

Sources :

Le Monde, Dossiers & Documents de septembre 2006.

Wikipédia

Le site santé.gouv et le document pdf dont j’ai tiré certains chiffres (attention il fait 263 pages).

Source image. (schéma d'une bactérie).

 

Par Thulip - Publié dans : C'est troll'ment important
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Commentaires

C'est hyper pointu ton article !


Il est sur qui ton mémoire ?


Bisous,


TheCélinette

Commentaire n°1 posté par TheCélinette le 01/09/2006 à 16h08
@ TheCélinette : Le thème, c'est les politiques culturelles et l'économie, et la problématique est incluse dans le thème.
Commentaire n°2 posté par Thulip le 01/09/2006 à 21h08
Ton article synthétise bien le problème. Le lien vers le site de la DREES est top. Effectivement c'est volumineux mais très très intéressant. Ca commence à charger la mule question lectures (...je sais j'ai du retard...)

Le comité de lutte c'est une foutaise. En gros c'est de l'ISO9002. Enfin le truc type déclaration d'intention (témoignage de ma soeur qui se lamente sur ce sujet en voyant les résultats). Manque de moyens dans le secteur public, pression économique dans le privé, les mauvaises habitudes ne changent pas. Réduction des coûts oblige, mais fausse excuse oblige aussi!
Je connais un hôpital non loin de chez moi (en RP et pourtant moderne donc il faut arrêter les images d'Epinal) où il aura fallu qu'une infirmière soit entre la vie et la mort pour qu'il y ait réaction. La climatisation était mal entretenue. Résultats : infections pulmonaires des patientes et surinfection pour l'infirmière. C'est à la menace des représentants du personnel que la direction à daigner mettre les pieds dans le plat auprès de son sous-traitant...Procès à la clé...
Des témoignages comme ça il doit y en avoir des tonnes. Or, par exemple une maternité (ouais je sais ça me reprend) est un endroit où par définition on s'attend à ce que tout soit nickel y compris le personnel...Et les salles d'accouchement c'est trop rigolo, l'étable moderne parfois...A faire hurler la mère Denis (ouais y'a aussi de sacrées vedettes)
J'ai connu deux services de néonata de grands hôpitaux parisiens fortement réputés et des maternités plus classiques, je peux vous garantir qu'il n'y avait pas photo. Mon témoignage détaillé n'apportera rien mais on peut dire en résumé que vous pouvez comparer La Tour d'Argent avec le MacDo du coin au niveau qualité de la "prestation" et de l'environnement.
Pourquoi une tel disparité ? La propreté n’est pas l’apanage des riches !
Un coup de Bétadine sur les mains avant de s’occuper d’un bébé ou d’un patient, un masque lorsqu’on a un début de rhume ou qu’on pense avoir été en contact, pas d’effets personnels sur soi etc., je sais pas moi c’est pas compliqué. Je me suis vu appliquer ce genre de consignes, on vous l’explique cinq minutes ce n’est pas le Pérou à retenir, que diable ! Et puis arrêter le souk dans les hôpitaux, ce ne sont ni des moulins ni des bor… N’importe qui entre, sort…

Enfin… je m’emporte… mais si avant de pleurer qu’on a pas de moyens, si on faisait preuve de bon sens et de bonne volonté !
Commentaire n°3 posté par Fred le 02/09/2006 à 01h21
@ Fred : tu as apporté le nécessaire coup de gueule qui manquait à l'alignement de données officielles de mon article. Pour ce que je connais de l'univers hospitalier, il me semble que ta perception est la bonne. Moi, je ne connais que les Urgences et déjà là c'est cocasse : les dernières que j'ai fréquenté (pas pour moi mais un ami que l'on a amené un dimanche soir) m'ont laissé le souvenir d'un sas à haute sécurité, pas à cause des microbes, mais des gens, avec des caméras partout. Par contre la qualité du service c'était autre chose...
Et oui, tu as raison au sujet des déclarations d'intention : on cherche à réduire les prix, pas à améliorer les soins et les conditions des soins ainsi que de travail du personnel.
Commentaire n°4 posté par Thulip le 02/09/2006 à 09h27

alors, bossant en milieu hospitalier (en tant que dentiste) et étant régulièrement briefée sur le problème, je vous donne mon humble opinion :

premièrement :

non seulement , dans les hôpitaux, les malades sont immunodéprimés et faibles, car très malades, donc choppent facilement ce qui passe, mais en plus, connaissez vous d'autres endroits où il y a autant de gens malades au mettre carré ? il est logique (j'ai pas dit normal) que les gens repartent avec des germes en plus, dans la mesure où ils sont hospitalisés dans l'endroit où l'on dispose de la plus forte concentration de germes possibles, puisqu'y sont hospitalisés d'autres gens malades porteurs de plein de germes pathogènes.
faut rester cohérent, pour que les malades n'attrapent pas de maladie nosocomiale, il faudrait les hospitaliser à domicile.

deuxièmement :
le personnel hospitalier, comme le dit justement Fred, a la vie dure. toutes les réformes destinées à faire faire des économies aux hôpitaux, (et dieux sait si c'est la tendance actuelle, rentabilité quand tu nous tiens) n'ont pas arrangé les choses. l'augmentation du rythme du travail (car il ne s'agit pas d'autre chose) augmente forcément le risque de fautes d'aseptie. et pourtant, à côtoyer des infirmières, je peux vous dire que ce ne sont pas les moins strictes en matière d'hygiène. elles auraient même plutôt tendance à être psychorigides à ce sujet et à ressortir les principes d'hygiène hospitalière dans leur vie privée (par déformation professionnelle, elles sont souvent légèrement obsédées par les microbes). maintenant, celles que je connais ne sont peut-être pas représentatives, et d'ailleurs, j'ai déjà entendu mon frère (aide-soignant ) se plaindre de la négligence de certaines.
donc surtout, attention de ne pas jeter trop vite la pierre au personnel hospitalier (d'ailleurs, à mon sens, elle serait plutôt à jeter aux directeurs des hôpitaux, qui sont des gestionnaires et non des médicaux - saviez-vous que la directrice actuelle de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris n'est autre que l'ancienne directrice des relations humaines de chez Danone ? -, et ont tendance à oublier que la vie d'un tas de gens est un petit peu entre leurs mains. par exemple, l'an dernier, lors de la réunion de rentrée de mon établissement, le directeur fraîchement nommé et le directeur des affaires médicales nous ont parlé chacun 1 heure en réussissant l'exploit de ne pas citer une seule fois les mots "malade" et "patient", il n'était question que de chiffre et de "rentabilité", mais je m'égare). n'oublions pas que nous disposons (pour le moment !) d'un des systèmes de santé les plus efficaces (j'ai pas dit rentable, j'ai bien dit efficace) au monde. allez voir un hôpital en Afrique pour vous en convaincre... (je me permets cette comparaison parce que je connais un peu le Bénin)

troisièmement :

ben troisièmement, je ne sais plus ce que je voulais dire. j'avais quelque chose à ajouter, mais quoi ?
ha si, le CLIN. je ne suis pas d'accord avec l'affirmation de Fred. une fois encore, une situation vécue n'est pas forcément représentative de ce qui se passe dans tous les hôpitaux. là où je bosse, les gens du CLIN sont très actifs et ne nous lâchent pas les baskets.

bref, Thulip, tu abordes là un sujet qui me rend loquace :-p

Commentaire n°5 posté par Mariemarie le 03/09/2006 à 12h47
@ Mariemarie : tout d'abord merci pour ce commentaire très complet, je suis ravie d'avoir le point de vue d'une personne du secteur médical sur ce sujet.
Ton premier point : nous sommes d'accord, personnes immuno-deprimées + concentration de malades = contagion. Ce qui  n'est pas pour rassurer, non ? Cela pourrait être pire,mais peut-être cela pourra t-il être évitable ? Quand penses-tu ?

Ton second point : Tu as développé un point que je n'ai pas suffisamment abordé, la gestion des ressources humaines. Le personnel qui soigne (infirmières, internes, etc,...) est soumis à rude épreuve, ce qui ne développe pas des conditions de travail favorable. Et l'on parle bien de gestion, au sens économique du terme. Je suis complètement d'accord avec toi.

Ton troisième point : je laisse répondre Fred, cela dit j'imagine que cela doit fortement varier, non ?

Tout ceci pour dire que je ne jette pas la pière au personnel soignant (bien au contraire, je les admire beaucoup), mais plutôt à l'Etat et au Ministère de la Santé. Je sais qu'il y a pire ailleurs dans le monde, mais ce n'est pas une raison que pour s'en contenter, si l'on sait que l'on peut éviter des morts et des maladies (qui sont chères pour la société, même les gestionnaires de l'Etat devraient pouvoir le comprendre ça... Désolée pour le cynisme).
Commentaire n°6 posté par Thulip le 04/09/2006 à 08h46
Ton article met en évidence également notre surconsommation d'antibiotiques qui fait qu'on se retrouve confrontés à des bactéries de plus en plus résistantes.
C'est le cas du Staphylocoque doré, qui aujourd'hui, notamment aux USA, résiste à tout les antibiotiques excepté la vancomycine.
Le problème étant évidemment que même cet antibiotique montre ses limites et qu'on voit apparaitre, y compris en France des staphylocoques dorés qui résiste à tous les antibiotiques.
Quand on sait qu'en milieu hospitalier il n'est pas rare de le rencontrer, et qu'un personne affaiblie peut en mourir, cela devient tout simplement terrifiant.
Si on évitait de donner des antibiotiques à tour de bras, cela serait déjà un début à l'amélioration de la situation.
Commentaire n°7 posté par Dom le 04/09/2006 à 16h02
Ton article m'a calmé... Moi qui ai attrappé une infection à l'hopital des années auparavant, je me rends compte que la situation sanitaire des hopitaux semble se dégrader... hélas.
Commentaire n°8 posté par Sycophante le 04/09/2006 à 22h06

Bonjour,
Qu'on ne soit pas d'accord, c'est normal. D'ailleurs, en jouant limite provoc, j'espérais que quelqu'un de ce milieu débarque sur le blog de Thulip, histoire d'avoir une vision de l'autre côté du décor.

Premièrement : Attention, toutes les entrées à l'hôpital ne relèvent pas d'une pathologie comportant des patients immunodépressifs. Que fais-tu des accidents de la route, des femmes battues que l’on récupère parfois dans un état pitoyable, des tentatives de suicide, des gens à qui l'on pose une prothèse de hanche ou de genou etc. ?
Ces gens entrent dans l'hôpital pour un truc et ils en sortent avec un autre. J'ai parlé de cas au pluriel dans une maternité. Je n'ai pas cité plein d'autres cas tout aussi édifiants parce que le commentaire eut été alors fort long. Un exemple documenté qui rejoindra ton point n°2 : Que penser de l'hôpital psychiatrique Guiraud de Villejuif où les conditions d'internement des patients relève plus du camp de concentration que de l'hôpital (Cf. Marianne N°443 du 15/21 octobre 2005 Pages 40&41).

Enfin ce que tu dis m'effraie « connaissez-vous des endroits où il y a plus de malade au m2 ». Ben non c'est le but des hôpitaux depuis leur création et c'est justement pour cela que des précautions s'imposent. Cela a été mis en évidence notamment par Pasteur. Et puis les malades souffrant de telles pathologies hautement infectieuses, c'est bizarre, mais en règle générale on ne les mélange pas avec les autres.

Quant à hospitaliser les malades chez eux c'est purement dément de proposer une telle chose pour tout un tas de raisons médicales justement... Mais bon je ne voudrais pas m'étendre sur de tels points. En gros tu dis, si vous ne voulez pas être malades accouchez chez vous et tant pis si votre enfant nécessite d'être suivi dans un service de néonatalogie, faites vous opérer dans votre garage (les scies et les extracteurs de votre outillage suffiront, pour la réa mettez les doigts dans la prise) et si vous vous plantez sur la route alors restez à crever dans votre bagnole...
Désolé je ne peux adhérer à cette façon de voir les choses. L’hygiène et la sécurité des malades représentent pour moi les bases et aucune excuse n’est admissible. Pourquoi y arrive-t-on dans les pays nordiques, pourquoi mettre en place des comités si le but poursuivi n’est pas d’identifier les problèmes et de prendre les mesures correctives ? Pour foutre du fric par les fenêtres ?

Deuxièmement : Je pourrais dire beaucoup, mais beaucoup de choses. Ma famille est composée d’environ 70% de personnes travaillant dans le secteur médical et ce à différents échelons et dans différents services.


Quelqu'un a-t-il vu le film Dr Patch avec Robin Williams ? Non ? Regardez-le c'est un film extraordinaire. Le seul film où il m'est arrivé de pleurer (et je vous assure il m'en faut) tant l'histoire que l'acteur (et le type car il existe) sont d'une humanité grandiose.  La médecine pour moi c'est ça. Le reste ne mérite pas débat. Vous comprendrez mieux ce que je veux dire en l'ayant vu.

Troisièmement: Un vécu est un drame pour un patient. Les familles des 4000 morts en France seront enchantées de ta remarque. Dommages collatéraux.  En l'occurrence les cas que j'ai cité ne relevaient pas d'une expérience personnelle directe. Les 4000 décès annuels ne concernent pas des parents proches ou éloignés je te l'assure.

Commentaire n°9 posté par Fred le 05/09/2006 à 01h44
PS : Je répondai à MarieMarie bien sur dans mon commentaire précédent.
Commentaire n°10 posté par Fred le 05/09/2006 à 01h45
@ Dom : la surconsommation d'antibiotiques ça c'est un thème que je n'ai pas suffisamment soulevé ! Les causes à mon avis sont multiples : il y a d'abord la responsabilité du prescripteur, le médecin. Mais également la nôtre : personnellement je n'ai jamais demandé expressément un antibiotique, mais je me souviens parfaitement arriver en consultation avec un état grippal carabiné et dire : "Docteur, donnez-moi un remède de cheval, je retourner au travail au plus vite ou mon patron va m'en vouloir !" Au lieu de me conseiller de me reposer chez moi avec quelques vitamines et du Doliprane, j'ai pu retourner bosser avec un remède de cheval d'antibio pendant 5 jours ! Et je l'ai fait plusieurs fois, jusqu'à ce que je m'aperçoive que j'étais malade de plus en plus fréquemment (car fatiguée). Aujourd'hui je me rends compte que mon cas n'est pas isolé...

@ Sycophante : Disons que ton cas n'est isolé. Nous parlons de 4000 morts par an, mais combien de cas non mortels (heureusement) sont-ils à déplorer ? La situation se dégrade car la gestion est faite en dépit du bon sens : on cherche à réduire les coûts, mais à court terme. La meilleure gestion est celle de la prévention car toutes ces maladies attrappées lors de soin, ça coûte cher !

@ Fred : Je laisse répondre Mariemarie à l'essentiel de ton commentaire. Je souhaite juste réagir à tes propos sur l'accouchement (je ne suis pas sûre que cela soit le moment) : en France, on ne sait pas faire autrement. Mais en Allemagne, aux Pays-bas et dans d'autres pays d'Europe du Nord, les femmes accouchent autrement dès que leur grossesse leur permet. Les sages-femmes y ont un rôle bien supérieur à celui que nous connaissons en France. Chez eux, la grossesse n'est pas une maladie, et c'est surtout une aventure humaine. Je ne sais pas ce qui est le mieux, mais si ce système présentait des dangers, j'imagine qu'ils feraient comme nous, non ? Un peu comme l'histoire de l'épisiotomie quasi systèmatique en France : dans les pays développés, le taux tourne autour de 20 %, chez nous, il doit être dans les 50% (j'ai pas les chiffres exacts en tête et pas le temps de chercher), certaines cliniques atteignant les 60% !
Ce thème mériterait un article de fond, aussi je ne fais que poser quelques éléments de réflexion... J'en ai longuement parlé à un gynéco-obstétricien pour qui j'ai travaillé qui m'a expliqué qu'aujourd'hui en France, on ne sait plus faire autrement d'une part et que d'autre part, tenter de faire changer les choses était perçu comme un risque. Sauf que j'ai des amies traumatisées par leur accouchement (mais je ne m'étends pas), parce que le facteur humain n'a pas du tout été pris en considération : en bonne santé physique certes, mais morale...

A part ça, je suis complètement d'accord avec tes réflexions sur la thématique nosocomiale.
Commentaire n°11 posté par Thulip le 05/09/2006 à 09h00
Fred >
" j'espérais que quelqu'un de ce milieu débarque sur le blog de Thulip, histoire d'avoir une vision de l'autre côté du décor. " c'est bien pour ça que je me suis permise de donner mon opinion ;-)

"Que fais-tu des accidents de la route, des femmes battues que l’on récupère parfois dans un état pitoyable, des tentatives de suicide, des gens à qui l'on pose une prothèse de hanche ou de genou etc. ?" Ceux-là, justement, sont d'autant plus vulnérables car fragilisés par le traumatisme qu'ils ont vécu. le système immunitaire est très sensible à l'état de stress physiologique, le stress physique ou le simple fait de rester allité. je ne les oublie donc pas.

"en règle générale on ne les mélange pas avec les autres." non, en effet, ils ne sont pas mélangés. le temps des salles communes est  fini, Dieu merci. quoi qu'il en soit, si tu relis mon commentaire, tu verras que je n'ai en aucun cas dit qu'il était normal que tous ces gens repartent avec des germes avec lesquels ils ne sont pas arrivés.

"Quant à hospitaliser les malades chez eux c'est purement dément de proposer une telle chose pour tout un tas de raisons médicales justement..." pour ce paragraphe, je ne rentrerai pas plus avant dans les détails. les arguments de ta réponse dénotent soit d'une grande méconnaissance en la matière (ce qui n'est absolument pas un reproche), soit de mauvaise foi flagrante (là par contre...). si tu réfléchis 2 secondes, tu te rendras vite compte que l'hospitalisation à domicile n'a rien à voir avec le fait de priver un nouveau né de service de néonatalogie, ni de "se faire opérer dans son  garage" ou encore de "crever dans sa bagnole". il est bien évident que l'hospitalisation à domicile se fait dans la mesure où l’hygiène et la sécurité des malades ne sont pas mises en danger. sinon, je n'aurais même pas évoqué la question. bref... passons.

quant-au 3 ème paragraphe, je ne saisis pas bien le sens de ta réponse. tu interprètes mes propos de manière très négative. encore une fois, relis mon commentaire, s'il te plaît :-)



désolée, Thulip, pour cette "invasion" de commentaires. et bon courage pour ta soutenance !
Commentaire n°12 posté par Mariemarie le 05/09/2006 à 09h28
Bien d'accord avec toi pour l'épisio. C'est un acte chirurgical, cela peut s'avérer douloureux (je ne ferai pas de dessins), traumatisant et dans la plupart des cas réalisé sans nécessité absolu. Mais je te "rassure", l'épisio va devenir caduque et va être de plus en plus remplacée par la césarienne... J'en reparlerai plus tard car effectivement ce n'est pas le moment ...
Encore une fois, mais je ne me répèterai pas, il y a des endroits où la futur maman est traitée avec Humanité voir une certaine dévotion, elle est informée, choyée. Malheureusement dans beaucoup d'endroits ce n'est pas le cas. Et là aussi nous pourrions faire un dossier complet comportant des actes, des propos complètement scandaleux. Seulement voilà, lorsqu'un bébé arrive, les parents sont tellement heureux qu'ils en oublient tout les tracas qui ont précédés pour se consacrer entièrement à leur enfant.
Décidément, au regard de tous les commentaires ci-dessus, force est de constater que la Santé reste un sujet terriblement brûlant.
Commentaire n°13 posté par Fred le 05/09/2006 à 09h30

Salut


 


que d'erreurs!!!!! et des propos de bar PMU du coin de la rue !!!!!


la lutte contre les infections nosocomiales est un sujet bien plus complexe et une spécialité medicale à part entiére !!! quel dommage de lire autant de propos erronés


Dr T , unité lutte contre les infections nosocomiales


 

Commentaire n°14 posté par t le 13/06/2007 à 10h08

Rebonjour


 


Mon dieu !!!! j'insiste mais que de betises racontées


les infections noso ne se resument decidement pas à des conversations de bar PMU............ c'est un peu plus compliqué que "une fois à l'hopital j'ai vu......"  "une infirmiere m' araconté........." .....


Dr T, unité de lutte contre les infections nosocomiales 

Commentaire n°15 posté par t le 13/06/2007 à 10h17

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